"L'affaire au théâtre a toujours été de divertir les hommes. Il n'y a aucune contradiction entre divertir et instruire car il y a un plaisir d'apprendre." {Berthold BRECHT}

La leçon d’Eugène Ionesco

 

La leçon

 

Drame comique

de

Eugène Ionesco

 

Avec :   Sabine Lelandais, Marie-France Ménac et Cyril Dauphin  

 

Même si Eugène Ionesco rejette l’idée de théâtre engagé, même s’il pense que l’auteur dramatique n’a pad à se pencher sur les événements historiques et politiques ; il ne faut pas oublier que son théâtre appelé « Nouveau Théâtre » ou « Théâtre de l’Absurde » ou « Théâtre de Dérision », est né de la suite des bouleversements provoqués par la seconde guerre mondiale ; que ce sentiment de l’absurde a poussé sur l’humus des exterminations et des hécatombes ; et que la mort est omniprésente dans toute l’œuvre de Ionesco.

Et tout cela suinte dans « la leçon » : c’est noir, c’est la nuit et le brouillard ; ça sent la mort ; la charogne pourrissante dans des bocaux de laboratoire. Ça sent l’odeur fade jusqu’à écœurement de l’atelier du Taxidermiste. Ça évoque le sado-masochisme, mais pas celui des jeux  érotiques, non, le vrai, le malsain.

 

 

 

 

 

 

 

 

           Le professeur, « un rhinocéros », image d’un régime totalitaire, terroriste du savoir, qui détient tout les pouvoirs et tout abus de pouvoir peut conduire au pire, et non à la ville de Pire.

 

 

 

 

La bonne, surtout « à tout faire », sous l’emprise de ? … Amoureuse ? …

Manipulatrice ? …

Collabo-ratrice ?

Super Nanny qui fait peur aux enfants !

 

 

 

 

La didascalie : « la bonne sort un brassard portant un insigne, peut-être la svastika nazie » a été très importante, et une idée de départ de la mise en scène ; alors qu’elle a été très souvent occultée.

Partir d’un univers sombre, d’un lieu clos, sans ouverture vers l’extérieur, un bunker, une tanière de loup, un cabinet de Dr Caligari où se trament des intrigues, où se mènent des expériences, où s’accomplissent des crimes voire des génocides.

Penser au petit chaperon rouge, à la petite fille au manteau rouge de « la liste de Schlinder », à Anne Franck et par contre coup, aux grands prédateurs : le loup de la fable, Gilles de Rais, Hitler.

S’interroger sur la folie des hommes : relire certains passages des « séquestrés d’Altona » de Sartre.

Avoir toujours à l’esprit ces phrases que dit le professeur de « la leçon » :

– il ne faut pas uniquement intégrer, il faut aussi  désintégrer.

C’est ça la vie, C’est ça la philosophie, C’est ça la science, C’est ça le progrès, c’est ça la civilisation.                                                                                                                                         

Georges Gaillard (metteur en scène)

 

 

FICHE TECHNIQUE

 

Durée du spectacle : 1heure 15

Nombre de comédiens : 3

Minimum scénique : 5m x 4 m